Agir pour la planète

Paradoxe : c'est dans les pays où la famine menace et la pauvreté sévit que la population augmente le plus vite !


Biodiversité


Consommation de l'espace et surpopulation


En 1962 nous étions 3 milliards sur Terre : janvier 2007, la population de la planète a atteint 6,6 milliards d’humains et dans 25 ans la planète abritera probablement 8 milliards d’êtres humains, une véritable explosion démographique qui va bouleverser la carte du monde et conjuguer une surproduction de gaz à effets de serre (GES), amorcer une décroissance démographique (logique), elle même génératrice d’effets de dominos sur l’économie des civilisations, en entraînant des changements d’ordre politiques, culturels, énergétiques, etc….

A cette même évaluation de 2030 la Chine comptera déjà 1,5 milliard d'habitants, l'Inde 1,6 milliard, l'Afrique 2 milliards, et la France, dont la population vieillit de plus en plus, comptera 70 millions, ce qui ne représente en fait que 1% de la population mondiale, c’est à dire très peu.

L’urbanisation grandissante sera un phénomène croissant incessant … Dans les pays en développement, la population des zones urbaines est passée d'environ 300 millions en 1950 aux alentours de 1,7 milliard aujourd'hui.
En Chine, 200 nouvelles villes de 300 000 habitants chacune devront être construites d'ici là à un rythme constant



L'étalement des villes occupe d'énormes superficies agricoles dans la plupart des pays du monde. Entre 1997 et 2002, par exemple, la Chine a perdu chaque année près d'un million d'hectares de terres agricoles à cause de l'urbanisation et de l'expansion des routes et des industries alors qu'aux Etats-Unis, l'envahissement urbain absorbe près de 400.000 hectares de terres agricoles par an.
Les villes vont donc poursuivre leur croissance démographique pour atteindre des taux qui, d'après l'ONU, étaient de 45 % en 1995, pour avoisiner les 60 % en 2015.

L’explosion de la démographie n’est pas en reste car elle entraîne dans son sillage une forte augmentation de la demande de nourriture qui, en 2007 nécessiterait à 2 milliards d'hectares de terres cultivées, soit environ 40 % de plus que les terres actuellement labourées. Le problème est que les terres non cultivées sont surtout aujourd’hui des terres marginales, aux sols pauvres, qui reçoivent trop de pluie, ou pas assez. Dans ces zones, mais aussi ailleurs, les limites des ressources naturelles et
la médiocrité des pratiques agricoles rendent encore plus difficiles la probabilité de pouvoir répondre aux besoins alimentaires, aussi bien maintenant qu'à l'avenir. Sauf si les engrais et les OGM font leur entrée... avec les inconvénients qu'on leur connait...

Face à cette équation majeure on estime que 5 à 7 millions d'hectares de terres arables disparaissent chaque année dans le monde à cause de l'accélération de leur dégradation ou d'une urbanisation galopante. On voit donc que au fur et à mesure que les superficies agricoles voient s'accroître la densité de leur population, les terres arables vont devenir l'objet de pressions grandissantes.
A quand les terres agricoles et cultivables devenues forteresses et citadelles ? Pas forcément dans si longtemps...

De plus, dans le monde, près de 2 milliards d'hectares de terres cultivables et de pâturages souffrent d'une dégradation de sols considérée par les experts de ‘’modérée’’ à ‘’grave’’ : érosion, perte d'éléments nutritifs, dégâts causés par des pratiques agricoles peu appropriées, mauvaise utilisation de produits chimiques agricoles, autant de facteurs menaçants sur les espaces de vie des Hommes.
- Ainsi chaque année, le vent et la pluie enlèvent, estime-t-on, 25 milliards de tonnes de couche arable dans le monde pour les répartir un peu partout sur la planète.
- En Chine, le Fleuve Jaune charrie à lui seul chaque année 1,6 milliard de tonnes de couche arable érodée qu'il déverse dans la Mer Jaune.




Les surfaces vitales pour chaque individu de la planète s’amenuisent : 1961 l'ensemble des pays en développement disposaient en moyenne d'environ 0,3 hectare de terre arable par personne, en 1992, ce chiffre était tombé à moins de 0,2 hectare.

Si l'évolution actuelle de la croissance démographique et de l'utilisation des terres se poursuit, la superficie arable par personne en 2050 dépassera à peine 0,1 hectare, aggravant la désertification, la raréfaction des ressources d'eau potable, l'appauvrissement des ressources halieutiques, les migrations de réfugiés environnementaux ..

On le voit, ces nouveaux paramètres vont considérablement influer l'organisation future des humains quant à la gestion de leur planète.

Des données à prendre en compte dès maintenant...

Ressources :
http://www.infoforhealth.org/french/
http://www.populationdata.net/